MEMBRES DE : ASSOCIATION POUR LA RECHERCHE CULINAIRE ET LA PROMOTION DE LA MORGATE DE KERNERS - DES AMIS DE LA MORGATE DE KERNERS - MORKATE (MOUVEMENT ORGANISE, REJOUISSANT, KERNESIEN ET AOUTIEN DE LA TURLUTTE EFFICACE) - AMICALE DE LA TURLUTTE KERNESIENNE - CERCLE DES TURLUTTES - DES AMIS DE LA VIERGE TURLUTTE DE KERNERS
samedi 28 mai 2011
vendredi 20 mai 2011
LA CHAPELLE DE KERNERS
- La chapelle : A l’origine, Kerners était plus important et plus peuplé que l’actuel centre-bourg, et situé au point de convergence de deux routes principales de la Presqu’île. Avant le développement de Locmaria, au départ simple hameau autour du prieuré, on pense que le centre paroissial était à Kerners. Dès le VIè siècle, s’y dressait une chapelle. On en trouve la preuve dans le cérémonial des moines de l’abbaye de Saint-Gildas de Rhuys qui dit que les moines, le premier jour de la fête des Rogations, après avoir été à la chapelle du Croisty, s’en retournaient chez eux en passant par la chapelle de Kerners. Au IX è siècle, quand la paroisse d’Arzon fut donnée à l’abbaye de Redon, la chapelle est mentionnée, sous le vocable de Saint Sauveur. Aujourd’hui, elle est aussi dédiée à saint Nicolas. Il existait en effet une autre chapelle, à la Pointe Saint-Nicolas, qui fut détruite car elle menaçait ruine. On décida alors que la chapelle de Kerrners aurait deux patrons, qui lui sont restés. On y célébrait d'ailleurs les deux fêtes : celle de Saint Nicolas le 6 décembre, et celle de Saint-Sauveur en août. L’actuelle chapelle n’est pas la primitive. Difficile à dater, elle a peut-être été reconstruite vers le XVIè ou début XVIIè siècle, alors que le village doit son développement économique à des activités variées et principalement en lien avec la mer : pêche, marine de commerce, présence de capitaines au long cours ... En tout cas, divers aspects de la construction dénotent son ancienneté : les vieilles poutres qui s’y trouvaient et que l’on a malheureusement sciées, la crédence creusée dans le mur du chœur côté sud, les petites fenêtres du côté nord, ainsi que la présence de modillons à l’extérieur. Elle possédait autrefois un sol de terre battue, et était entourée d’un cimetière, dont on voit encore l’enclos. Les défunts étaient enterrés au plus près de leur lieu de résidence, soit près de la chapelle de Kerners, soit près de celle de Locmaria. Le monument a subi des modifications importantes au XIXè siècle, notamment, on a diminué la baie et refait les lambris, construit une sacristie. De grandes rénovations eurent lieu dans les années 1970 avec le recteur Cariou, par ailleurs historien d’Arzon. Les habitants de Kerners veillent sur leur chapelle et l’entretiennent avec fierté. C''est d’ailleurs une famille du village qui a offert les vitraux dans les années 1990. Ils évoquent Saint Nicolas ressuscitant les trois petits enfants tués et mis au saloir par le méchant boucher. Autour de la chapelle, dans les ruelles avoisinantes, à voir : un ensemble impressionnant de maisons anciennes et bien restaurées, dont certaines ont de très belles lucarnes, qui laissent à penser que Kerners a dû connaître être prospère entre les XVIè et XVIIIè siècle. Peut-être que cette prospérité a permis la reconstruction et l’entretien de la chapelle à cette époque. On peut y voir aussi des maisons de capitaines du XIXè siècle : vastes, hautes, les demeures de l’élite des navigants sont souvent reconnaissables à l’étoile qui orne le linteau de la porte ou d’une fenêtre, dont chaque branche symbolise un cap dangereux franchi par le capitaine. - La fontaine et la Pointe de Kerners : Non loin de la chapelle, sur la route qui mène à Béninze, la fontaine Saint-Nicolas, en belles pierres de taille. Lors du pardon de Saint Nicolas en décembre, la procession suivait la côte et y faisait une halte. On raconte que les jeunes filles qui voulaient trouver un mari dans l’année s’y trempaient les pieds ! La route qui passe devant la chapelle conduit à la pointe de Kerners. Là se trouve une ancienne caserne de douanes qui, en 1888, devint la propriété d’un vieux seigneur, le vicomte Saint-Belin, connu à l’époque à Arzon pour avoir acquis de nombreux terrains, jusqu’à posséder l’une des plus grosses propriétés de la commune.
Document provenant de www.crouesty.fr
dimanche 15 mai 2011
samedi 30 avril 2011
samedi 23 avril 2011
MORGATE : UNE RESSOURCE EN VOIE DE DISPARITION
25 février 2011 LE TELEGRAMME « AURAY »
La morgate est-elle en voie de disparition sur nos côtes? Les pêcheurs plaisanciers tirent une nouvelle fois la sonnette d'alarme, à quinze jours de la saison de cette pêche traditionnelle.
La morgate, ou margate, nom local de la seiche, fait le bonheur des pêcheurs plaisanciers. Ils la pêchent à la ligne, à l'aide d'une «turlutte», un morceau de plomb entouré d'hameçons, sur lequel ce céphalopode, cousin du poulpe, vient accrocher ses tentacules. C'est un véritable régal, cuisiné en salade ou à la plancha. Mais c'est aussi une source de revenus non négligeable pour une vingtaine d'artisans pêcheurs de la région d'Auray et Vannes, qui prélèvent entre 200 et 300 tonnes par an sur le «stock de Belle-Ile».
Les casiers dans le collimateur
La saison débute à la mi-mars, lorsque la morgate remonte à l'entrée du golfe et des rivières d'Auray et de Crac'h, après avoir passé l'hiver au chaud, sous la vase, au large de Belle-Ile. Depuis trois ans, les pêcheurs plaisanciers s'inquiètent des conséquences de cette pêche sur la ressource. Car les professionnels utilisent majoritairement des casiers, qu'ils ressortent au mois de mai, et dans lesquels les morgates ont pondu entre-temps. Et s'ils ne sont pas remis à l'eau, les oeufs ne peuvent pas éclore. La perte est estimée à 10 millions d'oeufs, sur les quelque 40 millions pondus chaque année dans le golfe. Pour Céline D'Hardivillé, chargée de mission au comité local des pêches d'Auray-Vannes, «on ne peut pas parler de baisse de la ressource. Mais c'est vrai qu'il y a moins d'années exceptionnelles que par le passé». Conscients du manque à gagner, les professionnels cherchent des solutions pour favoriser la reproduction. Laisser les casiers dans l'eau jusqu'à juillet serait trop contraignant, en terme d'usure et de mobilisation du matériel. Mais une expérimentation a été lancée l'année dernière. Il s'agit de poser des supports de ponte artificiels sur les lieux de reproduction.
Cycle court
Thierry Jacob, marin pêcheur à Séné depuis 35 ans, croit beaucoup à ces essais. «Il s'agit de grandes grilles d'1x2 mètres. On a aussi testé des supports de ponte détachables, directement dans les casiers, mais c'est moins concluant». La pêche à la morgate représente environ 30% de son activité à l'année. Ce professionnel entend bien l'inquiétude des plaisanciers. Même si, selon lui, le phénomène n'est pas à rapprocher de la disparition de l'anguille. «La morgate a un cycle de reproduction beaucoup plus court, et ne pond qu'une fois avant de mourir. Il est donc normal d'avoir des variations d'une année sur l'autre sur de petits secteurs, sachant que les courants et la salinité de l'eau modifient les chemins de migration. Il faut envisager la ressource de manière plus globale, sur l'ensemble du littoral».
Mathieu Pélicart
La morgate est-elle en voie de disparition sur nos côtes? Les pêcheurs plaisanciers tirent une nouvelle fois la sonnette d'alarme, à quinze jours de la saison de cette pêche traditionnelle.
La morgate, ou margate, nom local de la seiche, fait le bonheur des pêcheurs plaisanciers. Ils la pêchent à la ligne, à l'aide d'une «turlutte», un morceau de plomb entouré d'hameçons, sur lequel ce céphalopode, cousin du poulpe, vient accrocher ses tentacules. C'est un véritable régal, cuisiné en salade ou à la plancha. Mais c'est aussi une source de revenus non négligeable pour une vingtaine d'artisans pêcheurs de la région d'Auray et Vannes, qui prélèvent entre 200 et 300 tonnes par an sur le «stock de Belle-Ile».
Les casiers dans le collimateur
La saison débute à la mi-mars, lorsque la morgate remonte à l'entrée du golfe et des rivières d'Auray et de Crac'h, après avoir passé l'hiver au chaud, sous la vase, au large de Belle-Ile. Depuis trois ans, les pêcheurs plaisanciers s'inquiètent des conséquences de cette pêche sur la ressource. Car les professionnels utilisent majoritairement des casiers, qu'ils ressortent au mois de mai, et dans lesquels les morgates ont pondu entre-temps. Et s'ils ne sont pas remis à l'eau, les oeufs ne peuvent pas éclore. La perte est estimée à 10 millions d'oeufs, sur les quelque 40 millions pondus chaque année dans le golfe. Pour Céline D'Hardivillé, chargée de mission au comité local des pêches d'Auray-Vannes, «on ne peut pas parler de baisse de la ressource. Mais c'est vrai qu'il y a moins d'années exceptionnelles que par le passé». Conscients du manque à gagner, les professionnels cherchent des solutions pour favoriser la reproduction. Laisser les casiers dans l'eau jusqu'à juillet serait trop contraignant, en terme d'usure et de mobilisation du matériel. Mais une expérimentation a été lancée l'année dernière. Il s'agit de poser des supports de ponte artificiels sur les lieux de reproduction.
Cycle court
Thierry Jacob, marin pêcheur à Séné depuis 35 ans, croit beaucoup à ces essais. «Il s'agit de grandes grilles d'1x2 mètres. On a aussi testé des supports de ponte détachables, directement dans les casiers, mais c'est moins concluant». La pêche à la morgate représente environ 30% de son activité à l'année. Ce professionnel entend bien l'inquiétude des plaisanciers. Même si, selon lui, le phénomène n'est pas à rapprocher de la disparition de l'anguille. «La morgate a un cycle de reproduction beaucoup plus court, et ne pond qu'une fois avant de mourir. Il est donc normal d'avoir des variations d'une année sur l'autre sur de petits secteurs, sachant que les courants et la salinité de l'eau modifient les chemins de migration. Il faut envisager la ressource de manière plus globale, sur l'ensemble du littoral».
Mathieu Pélicart
vendredi 15 avril 2011
vendredi 8 avril 2011
samedi 2 avril 2011
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